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Ville-Parc ou Ville-Nature ?

Selection_1551L’OAP Paysage et Biodiversité est un nouvel outil du PLUi : l’équivalent d’une charte paysagère « imposée » aux constructeurs, en complément du règlement de zonage. Elle  définit des normes en matière d’implantation, de bâti, de végétal, de clôture, de voirie et de stationnement suivant les ambiances paysagères. Sur la commune de Meylan, deux ambiances principales : Coteaux Résidentiels et Ville-Parc. La première s’applique au Haut-Meylan, la seconde à la plaine.

Cet outil peut contribuer à une meilleure qualité d’urbanisme, et une meilleure intégration des nouvelles constructions dans le paysage existant.

Mais l’OAP Paysage et Biodiversité n’a pas la même valeur juridique que le règlement. Un permis de construire doit être conforme au règlement, alors qu’il n’a besoin que d’être compatible avec l’OAP. Si un permis de construire prévoit une hauteur de quelques centimètres de plus que la hauteur maximum prévue par le règlement, il sera refusé. En revanche, un permis de construire peut être accepté même s’il n’est pas conforme à 100% avec toutes les recommandations de l’OAP Paysage. C’est une question d’appréciation de l’autorité qui délivre le permis, c’est-à-dire la Mairie.  Et en dernier ressort, le juge administratif.

L’OAP Paysage et Biodiversité ne garantit donc pas, à elle seule, la qualité des futures constructions ! Faut-il encore que le règlement soit un vrai garde-fou  contre tout détournement des promoteurs de l’esprit de l’OAP… et que le futur Maire et ses équipes soient compétents, attentifs et vigilants pour défendre l’intérêt général.

Le risque est très limité pour le Haut-Meylan avec un zonage UD3 et UD4. En revanche, il y a tout à craindre du règlement en vigueur sur le périmètre de l’OAP Ville-Parc. L’objectif d’un promoteur est de rentabiliser son investissement, et donc de construire un maximum de logements par parcelle. Pour cela il va réduire la surface pleine terre pour augmenter au maximum l’emprise au sol des bâtiments et les élever à la hauteur maximale autorisée.

Avec un taux de surface pleine terre de 30% maximum, pas de CES maximum et une hauteur pouvant atteindre R+7 (26m), le résultat est malheureusement prévisible : des constructions hautes, avec peu de surface pleine terre (type Les Sources 2) …  mais avec une toiture végétalisée absolument invisible de l’extérieur des bâtiments ! Cela s’appelle peut-être une Ville-Parc, mais cela n’a rien à voir avec le modèle de Ville-Nature défendu dans le Projet de Ville acte 2 !

Pour mémoire, le projet PLM  - qui ne fait pourtant pas consensus –  est composé de bâtiments entre R+5 et R+8, mais a quand même un coefficient de surface pleine terre de 60% et un CES de 15% !

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L’enquête publique sur le PLUi est en cours.

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