DésINTOX

Meylan, ma ville n°121. Octobre Novembre 2016

Meylan, ma ville, N°121. Octobre Novembre 2016

 

 

Dans le dernier numéro d’octobre-novembre de “Meylan, ma ville”  un  dossier de 5 pages fait l’éloge de l’action des élus en matière de logement et d’urbanisme. Les élus seraient mobilisés pour défendre la qualité de vie des Meylanais, malgré les contraintes de plus en plus fortes des réglementations supra-communales (voir le document).

 

 

 

 

 

Info ou Intox ?

Des habitants réunis en “ateliers d’urbanisme participatif” travaillent depuis plusieurs mois sur ces dossiers. Leur analyse est assez différente.

 

Jean-Claude Peyrin, 1er Adjoint,  Meylan, ma ville, N°121, p.9

Jean-Claude Peyrin, 1er Adjoint,
Meylan, ma ville, N°121, p.9

M. Jean-Claude Peyrin, premier adjoint, revendique

[…] un objectif de 20 000 habitants à l’horizon 2025/2030, grâce à la construction de 2500 logements”.

Il affirme :

Le PLU*, arrêté en 2012, a créé les conditions de ce développement”.

 

Réduire la question du développement de la commune à un objectif de nombre d’habitants, ou pire d’un nombre de logements à construire pose problème. D’autant que cet objectif de 2500 logements supplémentaires va à l’encontre de la préservation du cadre de vie des Meylanais.

Le PLU* actuel laisse libre les promoteurs de densifier, minéraliser les parcelles constructibles, ne laissant plus de place pour des espaces verts collectifs.

Est-ce que nos élus auraient oublié leur propre Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD*) établi en 2012, qui inscrivait le caractère de Ville Nature comme un des piliers du développement de la commune ?

« La forte présence de la nature dans la ville doit être maintenue pour préserver un équilibre entre espaces pleins et espaces ouverts, entre urbanisation et nature. » (PADD* 2012, p. 20 ; voir le document).

Et pourquoi 2500 logements ?

C’est un chiffre très discutable. En utilisant les travaux préparatoires du PLH* 2017/2022, et des données de l’INSEE*, nous aboutissons à une estimation autour de 1700 logements supplémentaires pour atteindre une population de 20 000 habitants (voir l’article “1700 logements, ca suffit…”). Différence importante qui pourrait sauver bon nombre d’espaces verts en cœur de ville et ailleurs.

Chaza Hanna, adjoint déléguée à l'urbanisme et à l'aménagement urbain. Meylan, ma ville, N°121, p.9

Chaza Hanna, adjointe déléguée à l’urbanisme et à l’aménagement urbain.
Meylan, ma ville, N°121, p.9

Madame Chaza Hanna, élue déléguée à l’urbanisme, affirme :

«[...] Dans le PLU* de 2012, nous avons sanctuarisé nos parcs. Il faut aller plus loin ! Les trames vertes* et bleues* conditionnent largement notre qualité de vie et structurent notre paysage. Elles doivent être préservées. Nous allons donc compléter le travail de repérage des arbres remarquables et de qualité que nous avons entrepris en 2012. […] »

Rappelons les faits. Lors de l’enquête publique du PLU* 2012, madame le commissaire enquêteur, agissant de manière indépendante de la mairie avait  quant à elle écrit :

« les EBC* (Espaces Boisés Classés) représentaient 95,2 ha dans le PLU* précédent annulé. Dans le projet actuel, ils ne représentent plus que 47,5 ha. Cette diminution a été relevée par de nombreux Meylanais et par la METRO* qui la regrettent » (voir le document).

Réduire de moitié la surface des espaces boisés classés semble une curieuse façon de les préserver !

La vérité c’est que nos élus ont ainsi consciemment sacrifié la moitié des arbres remarquables définis par le PLU* 2006 lors de l’élaboration du PLU* 2012.

Pire, même les arbres classés* ne sont pas protégés aujourd’hui. Les règles du PLU* permettent aux promoteurs de construire au ras des limites des parcelles, cassant les racines des arbres et les condamnant donc à court ou moyen terme (voir l’article Meylan, ville dénaturée).

Alors à qui la faute ? D’après la mairie, la faute à la loi ALUR* de 2014 qui, en supprimant la possibilité d’imposer un Coefficient d’Occupation des Sols (COS*) maximum, a déséquilibré la réglementation au profit des promoteurs… Nous avons donc examiné le PLU* avant la loi ALUR*, et nous avons été surpris de constater qu’il n’y avait pas de COS* maximal défini pour la plupart des zones constructibles de la commune dès 2012. C’est donc bien à l’équipe municipale que nous devons un PLU* qui a permis de construire “sans contraintes” les nouveaux immeubles qui se trouvent à raz des avenues de Verdun et du Granier par exemple.

Meylan ma ville, n°121, bas de page 8

Meylan, ma ville, N°121, bas de la page 8

 

 

Meylan, ma ville. L'actualité à la mairie.

Meylan, ma ville.
L’actualité à la mairie.

Alors info ou intox ?

 

A vous de juger. En tous cas lorsque vous lirez le magazine de la mairie “Meylan, ma ville” pensez désormais à vous poser la question : info ou intox ? Ceci est d’ailleurs vrai pour toute autre source d’information !

 

 

 

 

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