Meylan, ville dénaturée

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Si le couple élus/promoteurs immobiliers se gargarise en permanence avec le slogan “Meylan, ville nature”, pourquoi dans la réalité n’ont-ils de cesse de la dénaturer ? Comment la commune de Meylan peut-elle avoir une vision sage de l’urbanisme tout en recherchant le profit immédiat ? Pourquoi les chênes et les arbres sont-ils sacrifiés par la commune ? Plus le droit à construire est élevé, plus le terrain a une valeur économique. Pour quelle somme la commune est-elle prête à sacrifier le patrimoine arboré des Meylanais ?

L’entassement bétonné voulu par la mairie se propage sur l’ensemble de Meylan, notre ville ! Voici des exemples parmi tant d’autres.

Secteur Taillefer.

En  2011 la commune achète le terrain 700 000 € (2). Un an plus tard le Plan Local d’Urbanisme (PLU*) 2012, conçu par la mairie, impose un Coefficient d’Emprise au Sol (CES*) de 50% et une hauteur de 12 à 15 mètres maximum pour les constructions. En 2015 le prix de vente est 1 415 000 € HT. La parcelle a doublé de valeur. Mais à quel prix ?

Zoiseaux glandeurs29 arbres abattus dont 17 chênes ; 8 chênes conservés, mais en très grand péril du fait de la proximité du bâtiment et du sous-sol. Un CES* de 25% aurait permis de sauver plus de la moitié des arbres et surtout de conserver les chênes limitrophes dans de meilleurs conditions. Le classement en Espace Boisé Classé (EBC*) de ces arbres aurait renforcé leur protection.

Secteur Malacher Nord.

Seize arbres ont été sacrifiés dont 5 chênes en pleine maturité. Un CES* de 25% aurait permis de sauver ces 5 chênes, le classement en EBC* aurait renforcé leur protection.

ArbresCrèche des Buclos.

Le choix communal de la vente du terrain de la crèche pour 1 800 000 €, s’il est maintenu, sacrifierait plus de 39 arbres dont 11 chênes en pleine maturité et 2030m² d’arbustes et de jeunes arbres. Les habitants ne peuvent l’accepter. Ils se sont mobilisés en masse. La pétition contre cette décision prise sans aucune concertation a recueilli 912 signatures.

Domaine d’Aspre.

Le secteur limitrophe en EBC* est mal défini, non protégé ; plusieurs chênes ont subi un élagage et une atteinte des racines quasi mortelle à court terme. Un arbre protégé a même été coupé avec l’accord de la mairie. Le dossier est mal suivi par la commune.

Conclusion.

La communication du couple élus/promoteurs, même couchée sur papier ou plaquettes de luxe par les promoteurs, reste une suite de mots anesthésiants, vides de sens face à la réalité du bétonnage. Cette attitude est inquiétante car elle entretient une fracture néfaste à tous.

 

(1) Les données présentées dans cet article proviennent du rapport de la Chambre régionale des comptes du 12 novembre 2012.

(2) Voir la carte “Ca se passe près de chez vous” pour la localisation des programmes immobiliers.

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